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URGENCE : LA RADIO S’ORGANISE EN FRANCE

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Réseau d’urgence : la F.F.A.R.A.S. recense les stations radio disponibles en France

Face à la multiplication des catastrophes naturelles, des épisodes climatiques extrêmes et des risques de coupures des réseaux de communication, la Fédération France Alliance Radiocommunication Assistance Signaleurs – F.F.A.R.A.S développe une carte nationale intitulée : « Situation des stations de réseau d’urgence possibles en France ». Cette initiative a pour objectif de recenser, sur l’ensemble du territoire, les opérateurs et les stations de radiocommunication susceptibles d’apporter un soutien complémentaire en cas d’urgence, de crise majeure ou de catastrophe naturelle.

Lors d’une inondation, d’une tempête, d’un incendie de grande ampleur, d’un séisme ou d’une coupure électrique prolongée, les réseaux de téléphonie mobile et d’Internet peuvent être saturés, fragilisés ou totalement indisponibles. Dans ce type de situation, la radio peut conserver une place importante. Une station équipée d’un poste, d’une antenne et d’une alimentation autonome peut parfois maintenir une liaison locale ou établir un contact avec une zone extérieure au sinistre.

L’objectif de la F.F.A.R.A.S. est donc simple : ne pas attendre la catastrophe pour rechercher les moyens de communication disponibles.

La carte nationale permet d’identifier les stations présentes dans chaque région, chaque département et, lorsque cela est possible, dans les secteurs ruraux ou isolés.

L’inscription à cette carte repose sur une démarche volontaire. Elle peut concerner différents utilisateurs de la radiocommunication :

  • les radioamateurs ;
  • les utilisateurs de la Citizen Band ;
  • les utilisateurs de PMR ;
  • les écouteurs radio ou SWL ;
  • les clubs de radio et radio-clubs ;
  • les associations ;
  • les structures affiliées ;
  • les opérateurs indépendants.

Le recensement peut également permettre de mieux connaître les équipements disponibles : stations fixes, mobiles ou portables, antennes, batteries, groupes d’alimentation, véhicules, moyens de veille et possibilités de relais. Il ne s’agit pas uniquement de placer des points sur une carte. La démarche vise à établir une vision plus précise du potentiel humain, technique et géographique existant en France.

La représentation géographique des stations permet d’observer les territoires déjà bien couverts, mais aussi les secteurs dans lesquels les moyens de radiocommunication sont encore peu nombreux. Une seule station située dans une zone rurale, montagneuse ou isolée peut représenter un maillon important. Elle peut éventuellement servir de relais, transmettre une information ou maintenir un contact avec une commune momentanément coupée des réseaux habituels.

La carte peut ainsi aider à repérer :

  • les zones insuffisamment couvertes ;
  • les territoires isolés ;
  • les points géographiques favorables ;
  • les possibilités de liaison entre plusieurs stations ;
  • les secteurs dans lesquels de nouveaux volontaires seraient utiles.

Les catastrophes naturelles peuvent provoquer des situations d’isolement rapide. Des routes peuvent être coupées, des villages privés d’électricité et des réseaux de télécommunication rendus indisponibles pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Dans ce contexte, une station radio pourrait notamment contribuer à :

  • signaler une route impraticable ;
  • relayer un besoin matériel ou logistique ;
  • maintenir un lien entre plusieurs bénévoles ;
  • transmettre une information vérifiée ;
  • confirmer qu’une zone ou une commune reste joignable ;
  • aider à rétablir temporairement une communication locale.

La carte permettrait alors de savoir qu’une station potentielle existe à proximité du secteur concerné. Toutefois, la présence d’une station sur la carte ne signifie pas qu’elle est mobilisable automatiquement ou disponible en permanence. Elle indique simplement qu’un opérateur et du matériel existent dans la zone et pourraient, selon les circonstances, les disponibilités et le cadre réglementaire, participer à une action organisée.

Un réseau d’urgence efficace ne peut pas être improvisé au moment où la catastrophe survient. La carte nationale doit également permettre de favoriser la préparation en amont :

  • mise en relation des stations proches ;
  • essais de portée radio ;
  • vérification du matériel ;
  • tests des alimentations de secours ;
  • identification des points hauts ;
  • préparation de procédures simples ;
  • organisation d’exercices ;
  • formation à la transmission de messages courts, précis et vérifiables.
—Ils nous font confiance !—

La F.F.A.R.A.S souhaite ainsi encourager une meilleure coordination entre les différentes familles de la radiocommunication.

Les radioamateurs, cibistes, utilisateurs de PMR, écouteurs et associations disposent de compétences et de matériels différents mais complémentaires.

Leur rapprochement pourrait permettre de construire un réseau plus cohérent, mieux préparé et réparti sur l’ensemble du territoire.

Cette carte peut également devenir un outil de dialogue avec les mairies, les collectivités, les préfectures, les services de l’État, les réserves communales de sécurité civile et les associations agréées de sécurité civile. En présentant une cartographie nationale, un nombre de volontaires, des moyens matériels recensés et des procédures de fonctionnement, la F.F.A.R.A.S souhaite démontrer que la radiocommunication bénévole représente un potentiel réel. Cette démarche pourrait faciliter la reconnaissance des compétences des opérateurs radio et permettre d’étudier, avec les autorités compétentes, les conditions dans lesquelles ces moyens pourraient être sollicités lors de situations exceptionnelles.

La F.F.A.R.A.S rappelle que cette carte ne constitue pas un réseau officiel de secours. Les personnes inscrites n’ont aucun pouvoir particulier et ne peuvent intervenir librement sur une opération de secours. La fédération n’a pas vocation à remplacer les sapeurs-pompiers, le SAMU, les forces de l’ordre, les services préfectoraux ou les associations agréées de sécurité civile. La radiocommunication bénévole doit rester un moyen complémentaire, pouvant être utile dans les domaines de la transmission, du signalement, de la veille et du relais d’informations.Toute intervention doit s’effectuer dans le respect de la réglementation, des fréquences autorisées et des consignes données par les autorités ou les services compétents.

La participation au réseau d’urgence de la F.F.A.R.A.S est volontaire et ouverte à tous les opérateurs de radiocommunication, qu’ils soient adhérents ou non à la Fédération. Pour les non-adhérents, une contribution financière minimale de 2.00 €/an est demandée, afin de participer aux frais administratifs et de fonctionnement du réseau. Cette contribution donne droit à la délivrance d’une carte personnelle de membre du réseau d’urgence de la F.F.A.R.A.S, attestant de l’inscription du participant et de sa station au dispositif national de recensement.

Pour les adhérents de la F.F.A.R.A.S., l’inscription au réseau d’urgence est gratuite, sur demande.

Cette carte constitue une reconnaissance de participation au réseau citoyen de radiocommunication. Elle ne confère aucune habilitation officielle d’intervention ni aucun statut particulier auprès des services de secours. L’objectif reste de développer un réseau national solidaire, accessible à tous, permettant de recenser les moyens humains et matériels susceptibles d’apporter un soutien complémentaire en cas d’urgence ou de catastrophe naturelle.

Partout en France, des particuliers, des clubs et des associations disposent déjà de postes radio, d’antennes, de véhicules et de compétences techniques. Pris individuellement, ces moyens restent souvent invisibles. Réunis sur une même carte, ils peuvent faire apparaître un véritable maillage territorial. L’ambition de la F.F.A.R.A.S est de transformer cette multitude de stations isolées en une vision nationale organisée, capable de montrer où se trouvent les opérateurs, quels moyens existent et quelles zones doivent encore être renforcées.

La carte « Situation des stations de réseau d’urgence possibles en France » constitue donc un outil de prévention, de préparation et de solidarité. Elle permet de rappeler qu’en cas de catastrophe, lorsque les réseaux habituels deviennent fragiles ou indisponibles, la radio peut encore contribuer à relier les personnes, transmettre une information et maintenir un contact essentiel.

La F.F.A.R.A.S. invite les opérateurs, clubs de radio, radio-club, associations et utilisateurs de radiocommunication souhaitant participer à cette démarche à rejoindre ce recensement national volontaire.



Copyright © – Tous droit réservés – M. Joel TAURINES – Président Fondateur – F.F.A.R.A.S

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