POSTE RADIO EN VÉHICULE : UN BRANCHEMENT NE S’IMPROVISE PAS
Installer une CB ou un émetteur-récepteur radioamateur dans un véhicule ne consiste pas simplement à trouver deux fils en 12 volts. Alimentation, fusibles, section des câbles, masse, électronique embarquée et antenne doivent être pris en compte pour obtenir une installation sûre et fiable. La radiocommunication mobile fait partie depuis longtemps de l’univers de la Citizen-Band et du radioamateurisme. Dans une voiture, un camping-car, un utilitaire ou un véhicule utilisé lors d’une assistance radio, disposer d’un poste correctement installé représente un véritable avantage.

Mais les véhicules modernes sont devenus beaucoup plus complexes.
Calculateurs, gestion électronique de la batterie, airbags, aides à la conduite, capteurs, systèmes multimédias et réseaux électroniques internes font désormais partie du véhicule. Une installation qui paraissait évidente il y a trente ans ne peut donc plus systématiquement être reproduite aujourd’hui.
La F.F.A.R.A.S rappelle quelques principes essentiels.
Avant toute chose : lire les notices
Avant de tirer un câble, deux documents doivent être consultés.
La notice du poste radio
Elle permet de connaître :
- la tension d’alimentation ;
- la consommation maximale en émission ;
- la polarité ;
- le calibre des fusibles ;
- le type de câble prévu ;
- les précautions particulières d’installation.
Certains constructeurs fournissent directement avec leurs postes mobiles un câble équipé de porte-fusibles qu’il ne faut pas supprimer. Kenwood indique par exemple, pour certains de ses émetteurs-récepteurs mobiles, que le cordon doit être raccordé selon les instructions prévues et déconseille l’utilisation de certaines prises allume-cigare en raison d’une chute de tension pouvant être excessive.
La notice du véhicule
Elle est tout aussi importante. Certains véhicules modernes possèdent un système de gestion électronique de la batterie, souvent appelé BMS. Dans ce cas, le constructeur peut imposer certaines méthodes de raccordement. Ford indique par exemple, pour certains modèles équipés d’un tel système, qu’un accessoire ajouté ne doit pas avoir sa masse raccordée directement à la borne négative de la batterie, car cela peut fausser la surveillance de son état.
Cela démontre qu’une règle comme : « Branchez toujours le positif et le négatif directement sur la batterie » n’est plus valable universellement.
La documentation du véhicule reste prioritaire.
Prise allume-cigare : pratique, mais pas toujours adaptée
La prise 12 volts, souvent encore appelée prise allume-cigare, semble être la solution la plus simple. Pour certains équipements consommant peu, elle peut convenir. Mais elle n’est pas automatiquement adaptée à un émetteur-récepteur. Les contacts de la prise, son câblage et le fusible du véhicule peuvent avoir été dimensionnés pour une consommation limitée. Or un poste radio consomme généralement beaucoup plus lorsqu’il passe en émission.
Une installation insuffisante peut alors provoquer :
- une chute de tension ;
- une diminution de la puissance ;
- un éclairage qui baisse ;
- un redémarrage du poste ;
- un échauffement de la prise ;
- une mise en sécurité.
Pour un poste consommant plusieurs ampères, particulièrement un émetteur-récepteur radioamateur puissant, une alimentation dédiée est généralement préférable, lorsque le constructeur du véhicule l’autorise.
Pourquoi éviter de se brancher sur les fusibles d’origine du véhicule ?
Voici une tentation fréquente, on ouvre la boîte à fusibles, on trouve un fusible de 15 ou 20 ampères.
Et l’on se dit : « Je vais prendre le 12 volts ici. »
Cette méthode mérite beaucoup de prudence. Un fusible d’origine ne représente pas une réserve électrique disponible. Il protège un circuit précis du véhicule.
Ce circuit possède déjà :
- son câblage ;
- ses consommateurs ;
- son calibre de fusible ;
- sa logique de fonctionnement.
Ajouter un poste radio revient à ajouter une nouvelle consommation à un circuit qui n’a pas nécessairement été dimensionné pour elle. Un fusible de 20 A ne signifie donc pas qu’il reste 20 A disponibles. Le constructeur a choisi cette protection pour le circuit d’origine.
Un poste radio n’est pas une petite charge constante
La particularité d’un émetteur-récepteur est que sa consommation varie fortement. En réception, elle peut être relativement modeste. Mais lorsque l’opérateur appuie sur le PTT, elle augmente immédiatement. Un poste radioamateur mobile peut ainsi demander un courant important pendant l’émission.
Si cette consommation est ajoutée à celle d’un circuit existant, plusieurs problèmes peuvent apparaître :
- chute de tension,
- échauffement,
- déclenchement du fusible,
- redémarrage du poste,
- perturbation d’un autre équipement.
C’est pourquoi une ligne indépendante constitue souvent une solution beaucoup plus propre.
Les boîtes à fusibles modernes sont parfois très complexes
Sur un véhicule ancien, la boîte à fusibles constituait essentiellement un ensemble relativement simple de protections et de relais. Aujourd’hui, certains circuits sont commandés par calculateurs, temporisés, surveillés électroniquement, alimentés uniquement dans certaines conditions et coupés automatiquement pour préserver la batterie. Un emplacement libre dans une boîte à fusibles ne signifie donc pas automatiquement : « alimentation disponible pour accessoire ». Il faut consulter la documentation technique du véhicule.
Attention aux « Add-a-Fuse »
Il existe des adaptateurs permettant d’ajouter un deuxième fusible à l’emplacement d’un fusible existant. Ils sont souvent appelés : Add-a-Fuse, fuse tap ou porte-fusible additionnel. Ils peuvent être intéressants pour certains petits équipements consommant très peu, à condition de connaître précisément le circuit utilisé et de respecter les prescriptions du constructeur. Mais ils ne constituent pas forcément la meilleure alimentation principale pour un émetteur-récepteur demandant plusieurs ampères. Ils peuvent éventuellement servir, dans une installation correctement conçue, à obtenir un signal après contact de faible puissance destiné à commander un relais, tandis que la puissance nécessaire au poste provient d’une véritable ligne dédiée. Ainsi, le petit circuit ne fournit pas directement les ampères nécessaires au poste. Il commande simplement l’ouverture ou la fermeture de la ligne principale.
Ne jamais augmenter le fusible d’origine
C’est une erreur particulièrement importante à éviter. Supposons qu’un circuit du véhicule soit protégé par : 10 A et que le fusible saute lorsque le poste radio passe en émission. Il ne faut surtout pas décider de remplacer ce fusible par : 15 A, 20 A ou 30 A pour que « cela tienne ». Le fusible est également là pour protéger le câblage. En augmentant son calibre, on peut permettre au câble de transporter un courant supérieur à ce pour quoi il a été prévu. Si le fusible d’origine déclenche, il faut rechercher la cause. Ce circuit n’est probablement pas adapté à la nouvelle consommation.
Une ligne dédiée simplifie aussi le dépannage
Une alimentation réservée à la radio possède un autre avantage.
Si le poste ne fonctionne plus, on sait immédiatement quel fusible vérifier, quel câble contrôler et quel circuit suivre. Sur un véhicule utilisé lors d’une assistance radio, cette simplicité constitue un véritable avantage.
Un poste important mérite un circuit clairement identifié.
Le fusible doit protéger le câble
Une ligne reliée à une batterie ou à un point d’alimentation capable de fournir beaucoup de courant doit impérativement être protégée. Le fusible doit être installé au plus près de la source d’alimentation, dans le respect des prescriptions du constructeur.
Pourquoi ?
Parce que la partie du câble située avant le fusible reste directement reliée à la source. Imaginez que son isolant soit endommagé contre une pièce métallique. La batterie peut alors fournir un courant extrêmement important. Le câble peut chauffer très rapidement. Le fusible est donc un élément de sécurité essentiel.
Conserver les fusibles prévus par le fabricant
Lorsqu’un cordon d’alimentation est fourni avec le poste et possède un ou plusieurs fusibles : ne les supprimez pas. Certaines notices demandent explicitement de conserver le cordon et les porte-fusibles prévus d’origine. Et lorsqu’un fusible doit être remplacé, utilisez le même calibre que celui prévu par le constructeur. Un fusible qui saute régulièrement ne doit jamais être remplacé arbitrairement par une valeur supérieure.
Quelle section de câble ?
Un câble électrique possède une résistance.
Plus il est long et plus le courant est important, plus cette résistance devient problématique si la section est trop faible. Deux phénomènes peuvent alors apparaître.
La chute de tension
Le véhicule fournit par exemple une tension autour de 12 à 14 volts. Mais lorsque le poste émet, plusieurs dixièmes de volts, voire davantage, peuvent être perdus dans un câble trop fin ou dans de mauvaises connexions.
Le poste peut alors :
- perdre de la puissance ;
- devenir instable ;
- redémarrer ;
- se mettre en sécurité.
L’échauffement
Un conducteur trop faible peut chauffer lorsqu’un courant important le traverse. Dans un véhicule contenant moquettes, plastiques, isolants et faisceaux électriques, ce risque ne doit jamais être négligé.
Penser à l’aller… et au retour
Lorsque l’on détermine une section de conducteur, il faut prendre en compte le trajet complet du courant.
Si le positif parcourt trois mètres et que le négatif parcourt également trois mètres, la longueur électrique totale atteint six mètres. C’est un point important lorsqu’on calcule la chute de tension. Plus le véhicule est long, camping-car, fourgon, camion, plus cette question devient importante.
24 volts : attention aux raccourcis
Une autre idée reçue consiste à dire : « En 24 volts, je peux automatiquement diviser la section par deux. » Ce n’est pas correct si l’on parle du même courant. Un câble traversé par 10 ampères reste traversé par 10 ampères, que le système fonctionne sous 12 ou 24 volts. En revanche, pour fournir une même puissance, un équipement fonctionnant réellement sous 24 volts peut consommer moins de courant.
Par exemple, théoriquement : 120 W sous 12 V ≈ 10 A – 120 W sous 24 V ≈ 5 A
Mais uniquement si l’appareil est prévu pour fonctionner sous cette tension. Ne branchez jamais directement un poste 12/13,8 V sur un réseau 24 V. Un convertisseur adapté est alors nécessaire.
Le choix des câbles et des connexions
Dans un véhicule, les vibrations sont permanentes.
Il faut donc utiliser du matériel adapté :
- câble souple multibrins ;
- isolation de qualité ;
- cosses correctement serties ;
- connecteurs adaptés ;
- fixations empêchant le câble de bouger ;
- protection contre l’abrasion.
Deux fils torsadés ensemble puis entourés de ruban adhésif ne constituent pas une installation durable.
Traverser la cloison moteur/habitacle
Lorsqu’un câble doit passer du compartiment moteur vers l’habitacle, il faut éviter tout contact direct avec une arête métallique. Un passe-fil existant constitue généralement la meilleure solution.
Le câble doit également rester éloigné :
- de l’échappement ;
- des parties chaudes ;
- des ventilateurs ;
- des courroies ;
- des mécanismes mobiles.
Des fabricants comme Kenwood recommandent également d’éloigner leurs câbles d’alimentation de la chaleur, de l’humidité et de certains circuits électriques du moteur.
Et le négatif : batterie ou carrosserie ?
Il n’existe plus de réponse universelle. Certaines notices de postes demandent un raccordement direct sur la batterie. D’autres véhicules modernes possèdent un système de surveillance qui impose une méthode différente. Ford précise par exemple sur certains modèles équipés d’un BMS que le raccordement direct d’un accessoire sur la borne négative peut fausser la surveillance électronique de la batterie. La bonne règle est donc de suivre les prescriptions du constructeur du véhicule et du fabricant du poste. En cas d’incompatibilité apparente, mieux vaut faire vérifier l’installation par un professionnel automobile compétent.
Une masse n’est pas n’importe quelle vis
Si le constructeur autorise une masse sur la carrosserie, il faut utiliser un véritable point de masse. Une vis fixée sur une pièce peinte ou mal reliée électriquement peut provoquer une chute de tension, des parasites et un fonctionnement instable. Certains véhicules possèdent des points de masse spécifiquement prévus pour les accessoires. Ils sont à privilégier lorsqu’ils sont identifiés par le constructeur.
Le véhicule peut brouiller votre radio
Les perturbations électriques ne viennent pas toujours du poste.
Un véhicule moderne contient de nombreuses sources potentielles de parasites :
- alternateur ;
- convertisseurs ;
- moteurs électriques ;
- chargeurs USB ;
- éclairages LED ;
- alimentations à découpage ;
- calculateurs.
Un mauvais cheminement des câbles peut favoriser la réception de ces perturbations. Si votre poste devient bruyant lorsque le moteur tourne ou lorsqu’un équipement particulier fonctionne, il faut rechercher la source avant d’ajouter des filtres au hasard.
Et la radio peut-elle perturber le véhicule ?
Oui, une installation incorrecte peut favoriser des couplages radiofréquences avec certains circuits électroniques. Lors du passage en émission, l’énergie RF doit normalement être rayonnée principalement par l’antenne. Une antenne mal adaptée, un mauvais coaxial ou une installation médiocre peuvent entraîner des courants indésirables ailleurs dans le véhicule.
On peut parfois constater :
- parasites audio ;
- anomalies temporaires ;
- réactions inhabituelles d’un équipement électronique.
Dans ce cas n’augmentez pas la puissance. Il faut rechercher la cause de l’installation.
L’antenne fait partie du système
On peut parfaitement alimenter un poste et obtenir malgré tout de mauvais résultats si l’installation d’antenne est médiocre. Il faut vérifier l’emplacement, le coaxial, les connecteurs, l’adaptation et le passage du câble. Une station mobile repose donc sur deux éléments indissociables : une bonne alimentation et une bonne antenne.
Cas de la CB
Une CB réglementaire ne consomme généralement pas autant qu’un émetteur-récepteur radioamateur de forte puissance.
Mais cela ne signifie pas que son installation peut être négligée.
Même quelques ampères peuvent mettre en évidence :
- une prise oxydée ;
- un mauvais contact ;
- un câble trop fin ;
- une masse insuffisante.
Une bonne installation CB doit donc rester propre et protégée.
Cas du radioamateur
Un émetteur-récepteur VHF/UHF ou HF peut demander un courant beaucoup plus important. La qualité du câble et des connexions devient alors essentielle. Une résistance très faible qui passe presque inaperçue avec une petite charge peut provoquer une chute de tension notable lorsque le poste demande un courant important.
Et le PMR446 ?
Le PMR446 constitue un cas différent. Le cadre européen prévoit des appareils portatifs utilisant une antenne intégrée, et exclut notamment les stations de base ou infrastructures fixes dans ce régime. On ne transforme donc pas un PMR446 conforme en véritable poste mobile en lui ajoutant une antenne extérieure, un coaxial et/ou une modification de puissance. Dans un véhicule, on parlera davantage de support, de recharge et d’utilisation du portatif.
Véhicules hybrides et électriques
La prudence doit être encore plus importante. Les circuits de traction peuvent fonctionner sous des tensions très élevées.
Ils ne doivent jamais être utilisés pour alimenter directement un poste radio.
L’installation doit rester exclusivement sur le réseau basse tension et utiliser les points autorisés par le constructeur. En cas de doute n’intervenez pas sur les circuits haute tension. Faites appel à un professionnel compétent.
Débrancher la batterie avant les travaux ?
Sur un véhicule ancien, l’opération pouvait sembler relativement simple.
Sur un véhicule moderne, une déconnexion de batterie peut entraîner :
- perte de réglages ;
- réinitialisations ;
- apprentissage de certains calculateurs ;
- procédures particulières.
Là encore : consultez la documentation du véhicule avant d’intervenir.
Conseil de sécurité avec la batterie.
Vous devez débrancher la batterie pour exécuter les travaux ?
Il est donc nécessaire de connaître le bon ordre dans lequel il faut débrancher et rebrancher les bornes plus (+) et moins (-) de la batterie pour éviter un court-circuit, lors d’une mauvaise manipulation, qui pourrait notamment griller des fusibles ou endommager l’alternateur, le boitier BSM et/ou BSI, etc ….
Mettre ou enlever une batterie nécessite en effet prendre des précautions car l’ordre de branchement permet d’éviter des surtensions.
Notez que les cosses et les bornes de votre batterie doivent être propres et sans oxydation pour permettre un bon contact.
L’ordre pour brancher une batterie est le suivant :
- La cosse rouge (+) sur la borne positive (+) de la batterie
- La cosse négative (-) sur la borne négative de la batterie
Ordre pour débrancher une batterie est le suivant :
- La cosse négative (-) doit être retirée
- La cosse rouge (+) doit être débranchée
Tester le poste en émission
Une installation n’est pas validée simplement parce que le poste s’allume. Il faut la tester dans les conditions réelles.
Avant mise sous tension
Vérifier la polarité, les fusibles, le serrage, l’absence de court-circuit et le passage des câbles.
En réception
Vérifier la tension, les parasites t le fonctionnement général.
En émission
Contrôler la tension au poste, l’absence de redémarrage, l’absence d’échauffement, la stabilité de la puissance et le comportement des équipements du véhicule. C’est généralement pendant l’émission qu’un mauvais branchement révèle ses défauts.
Attention à l’utilisation moteur arrêté
Lors d’une assistance radio, un véhicule peut rester stationné plusieurs heures. Si le poste émet régulièrement, la batterie de démarrage peut se décharger. Il faut donc anticiper l’autonomie électrique. Selon le véhicule et la durée de la mission, une solution auxiliaire correctement installée peut être intéressante.
Il serait regrettable de terminer parfaitement une mission radio… mais de ne plus pouvoir démarrer le véhicule.
Pour un véhicule d’assistance F.F.A.R.A.S.
Une installation radio destinée à un véhicule associatif doit rechercher quatre qualités.
- Sécurité : Pas de câbles improvisés ni de protections absentes.
- Fiabilité : Le poste doit fonctionner lorsque l’on en a besoin.
- Simplicité : Le circuit doit pouvoir être compris rapidement par l’opérateur.
- Maintenance : Les fusibles et connexions doivent rester accessibles.
C’est particulièrement important lorsqu’un même véhicule peut être utilisé par plusieurs bénévoles.
Les erreurs à éviter
- Utiliser une prise accessoires sans connaître sa capacité.
- Se repiquer sur un fusible d’origine sans connaître le circuit qu’il protège.
- Considérer qu’un fusible de 20 A signifie que 20 A sont disponibles.
- Alimenter directement un gros émetteur par un Add-a-Fuse inadapté.
- Remplacer un fusible d’origine par un calibre supérieur.
- Installer une ligne positive sans protection près de la source.
- Utiliser un câble trop fin.
- Faire passer un câble sur une arête métallique.
- Choisir une masse au hasard.
- Ignorer le système de gestion électronique de batterie.
- Brancher un poste 12 V directement sur 24 V.
- Tester l’installation uniquement en réception.
Une règle simple : protéger trois choses
Une installation correcte doit protéger l’opérateur contre les risques électriques et mécaniques.
Le véhicule, contre les courts-circuits et modifications inadaptées.
Le poste radio, contre les chutes de tension, inversions de polarité et mauvaises connexions.
Deux fils… mais pas deux fils au hasard
Dans le monde de la radio, nous parlons souvent de watts, de ROS, d’antennes, de portée et de propagation. Pourtant, tout commence souvent par deux simples conducteurs. S’ils sont correctement choisis, protégés et raccordés, on pourra les oublier pendant des années. S’ils sont mal installés, ils deviendront probablement la première source de problèmes. La F.F.A.R.A.S. souhaite donc rappeler un principe essentiel.
Un poste radio ne se branche pas dans un véhicule simplement parce que l’on a trouvé un endroit où mesurer 12 volts.
On lit les notices. On détermine la consommation du poste. On vérifie les prescriptions du véhicule. On choisit une alimentation adaptée. On protège le câble. On évite les repiquages hasardeux dans la boîte à fusibles. On installe correctement l’antenne.
Et surtout : on teste l’ensemble en émission avant d’en avoir réellement besoin.
Parce qu’en radiocommunication mobile, une bonne liaison ne commence pas au moment où l’on appuie sur le PTT.
Elle commence par un branchement correctement réalisé.
La F.F.A.R.A.S. recommande de respecter en priorité les prescriptions du constructeur du véhicule et du fabricant du matériel radio. En cas de doute, notamment sur un véhicule récent, hybride ou électrique, l’installation doit être confiée à un professionnel compétent.
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Rédacteur: Jean NEURDIN – Création F.F.A.R.A.S ©
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